27/12/2012

Antonin Reicha

 

 

 

 
 

Reicha.jpgAntonin Reicha (Prague 1770-Paris 1836) compositeur de Bohême. Il exerça à Bonn (où il connut Beethoven), à Hambourg, à Paris et à Vienne; à partir de 1808, il s'établit définitivement à Paris, où il fut particulièrement apprécié comme compositeur et comme professeur. Artiste savant et de grande culture, il innova dans le domaine harmonique et rythmique. Il écrivit des traités didactiques et de composition qui connurent une diffusion importante. Outre d'intéressants quintettes à vent, il composa de très nombreuses œuvres de musique de chambre instrumentale, des cantates et de la musique sacrée, ainsi que quelques œuvres lyriques.

 

Le Quintette en si bémol et l'Octuor op. 96 (1817) avec contrebasse ad libitum sont deux témoignages d'un art averti de combiner les timbres révélant une parfaite connaissance du pouvoir expressif de chacun des instruments.La maîtrise de la forme, tout autant que l'équilibre des mouvements, montrent que Reicha n'était pas seulement un froid théoricien mais aussi un homme que la muse romantique savait inspirer. Qui niera notamment son invention mélodique soutenue par une harmonie naturelle mais plus savante qu'il n'y paraît. On comprend le succès de ces partitions qui devaient servir de modèles à plusieurs générations de compositeurs.

 

 

Extraits de la Biographie universelle des musiciens en 1867 par F.J. Fétis

Il fut le premier en France qui écrivit pour les instruments à vent des compositions sérieuses, dans lesquelles leurs ressources particulières sont employées avec adresse.

Ses quintettes pour flûte, hautbois, clarinette, cor et basson, ont eu un succès de vogue, vers 1815.

 

Oeuvres avec clarinette.

 

Octuor pour 2 violons, alto, basse, hautbois, clarinette, cor et basson, op. 96 ; Paris, Janet

Vingt-quatre quintettes pour flûte, hautbois, clarinette, cor et basson, op. 88, 91, 99; Paris, Janet; op. 100, Paris, Zetter

Quintette pour clarinette, violon, 2 altos et violoncelle, op. 89, Paris, Pleyel.

 

 

     

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01/12/2012

Michel Yost

 

   
 

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F.J. Fétis -1867 - Biographie universelle des musiciens  

 

     

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12/11/2012

Frédéric Berr

 

   
 

BERR (Frédéric) virtuose sur la clarinette et sur le basson, est né à Mannheim, dans le grand-duché de Bade, le 17 avril 1794. Après avoir servi en France, son père, Jacob Berr, excellent musicien, alla s’établir à Frankenthal sur le Rhin, à deux lieues de Worms, et y enseigna la musique..Il donna à son fils, alors âgé de six ans, des leçons de violon; plus tard il le contraignit de jouer de la flûte que le jeune musicien n'aimait pas, mais qui lui facilita par la suite l’étude du basson,  son instrument de prédilection. Il étudiait celui-ci avec tant d’ardeur et de persévérance que souvent la fatigue lui causait des défaillances. La sévérité de son père obligea le jeune Berr, âgé de seize ans, à le quitter, pour prendre du service dans le 39me régiment d'infanterie française qui était à Landau. Six mois après, il remplaça le maître de musique qui s'était retiré et qui le désigna comme son successeur. Se trouvant dans la nécessité de faire une étude particulière de la clarinette, parce que c’est sur cet instrument que se règlent les corps de musique militaire. Berr y appliqua ce qu'il savait sur le violon, jouant sur celui-ci avec expression les passages qu'il ne rendait que d’une manière imparfaite sur la clarinette, et se proposant toujours pour modèle la justesse, l'égalité de son et les nuances qu’il obtenait avec l'archet. C'est par cette comparaison continuelle du violon et de la clarinette que Berr est parvenu, avec le temps, à la délicatesse et au fini qu'on admire maintenant dans son jeu. Son régiment ayant été envoyé en Espagne, dans le court de l'année 1810, il fit toutes les campagnes de la guerre de la Péninsule, et ne rentra en France qu'en 1814. Il alla alors en garnison à Amiens, puis, après la bataille de Waterloo, il fut envoyé à Douai, en 1816. L'auteur de cette Biographie (François-Joseph Fétis) était alors organiste dans cette ville. Berr, qui jusque-là avait écrit d’instinct la musique qu'il arrangeait ou qu'il composait, prit de lui quelques  leçons d'harmonie. A cette époque, le basson était l’instrument qu’il jouait de préférence, et tel était son talent sur cet instrument, qu’à l’exception  de Mann, autrefois premier basson des orchestres d'Amsterdam, celui qui écrit celle notice n'avait jamais entendu d’artiste qu’on pût mettre en parallèle avec lui. Au commencement de l'année 1817, le régiment où Berr dirigeait la musique s’éloigna de Douai; il profita de cette circonstance pour aller à Paris, où il obtint en  1819 un engagement comme chef de musique du 2me régiment suisse de la garde. Mettant à profit son séjour dans la capitale de la France, il reçut des leçons de composition de A. Reicha. C'est vers ce temps que Berr commença à négliger le basson pour la clarinette. Une qualité de son douce et moelleuse, une oreille délicate et une intelligence parfaite qui lui faisaient corriger les défauts de cet instrument, un goût exquis et un talent naturel d'expression, tels étaient les avantages de l'organisation de Berr, pour devenir un clarinettiste de premier ordre: le travail fit le reste.

En 1823, une partie de la garde royale ayant reçu l'ordre de le rendre en Espagne, l'artiste ne voulut  plus retourner dans ce pays, et donna sa démission, A. cette époque la santé de Gambaro, première clarinette du théâtre italien de Paris, commençait à se déranger ; le mal devint chaque jour plus grave; enfin l'artiste fut obligé de cesser son service, et Berr lui succéda comme première clarinette solo. C’est depuis ce temps que la réputation a toujours été grandissante, bien qu'il ne se soit fait entendre que fort rarement dans les concerts. Il ne lui a fallu, pour être considéré comme le premier clarinettiste de France, que la perfection qu'il a mise dans les ritournelles et dans les traits de clarinette répandus dans les opéras du répertoire du théâtre italien.

Non moins recommandable comme compositeur de musique pour les instruments à vent, Berr s’est fait en ce genre une brillante réputation. On sait qu'en général cette espèce de musique est également faible, de conception et de facture; le goût  a presque toujours manqué à ceux qui en ont écrit. Mieux inspiré, Berr a composé des solos de clarinette et de basson dignes d'entrer en parallèle avec ceux des meilleurs artistes pour les instruments à cordes ; ses morceaux de musique militaire peuvent soutenir la comparaison de ce qu’on a fait de mieux en Al1emagne. Parmi ses nombreuses productions, on compte 500 morceaux de musique militaire, 40 suites d'harmonie, tirées de divers opéras, deux concertinos pour le basson, quatre airs variés pour cet instrument, sept airs variés pour la clarinette avec accompagnement d’orchestre, d'harmonie, de quatuor ou de piano , un divertissement, deux concertos, dix-sept fantaisies pour piano et clarinette, des duos pour deux clarinettes, une petite méthode pour cet instrument. La plupart de ses ouvrages ont été publiés à Paris, Mayence, à Leipsick, etc. Berr il maintenant sous presse une méthode pour le trombone, une méthode d'ophicléide el une méthode de basson.

Depuis longtemps on regrettait qu'un artiste si distingué ne fut point appelé à perfectionner en France l’école de la clarinette, en général défectueuse en ce pays ; à l’époque de la mort de Lefebvre le jeune (1831), les vœux des amis de l'art ont enfin été entendus, et Berr a été nommé professeur de clarinette au conservatoire de Paris. Il a fait adopter l’usage allemand de l’anche en dessous, qui offre les moyens de bien nuancer. En 1832, il a été choisi comme première clarinette solo de la musique du roi ; et en 1835, il a été fait chevalier de la Légion d’honneur. Depuis plusieurs années il est chargé de la direction du corps de deux cent musiciens qui donne des concerts d’harmonie aux fêtes publiques.

Ici s’achève la biographie de Frédéric Berr publiée en 1835.

Son nom est un « pseudo ». Il est le fils de Jacob Beer et à la naissance il s’appelait Friedrich Beer.

C’est pour éviter toute confusion avec le célèbre clarinettiste tchèque Joseph Beer, que Friedrich Beer a changé son nom en Frédéric Berr.

 

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Il est décédé le 24 septembre 1838 à Paris
 

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11/11/2012

Arthur Coquard

 

   
 

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Coquard Arthur (Paris 1846 - Noirmoutier 1910) compositeur et critique musical français. Docteur en droit (1870). Après des études avec César Franck, il dirigea  les études musicales à l'Institut des jeunes aveugles. Certaines de ses œuvres, comme la Troupe Joli Cœur (créée en 1902), préfigurent le « réalisme musical ».

En 1904, il compose Mélodie et Scherzetto (op. 68) pour clarinette avec accompagnement piano.

 

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