19/01/2012

Aurelio Magnani

 

 

 
 

Aurelio Magnani (1856-1921), le dernier grand clarinettiste-compositeur du XIXe siècle, a connu une brillante carrière comme artiste, enseignant et compositeur.

Élève de Liverani, il enseigne à la Liceo de Marcello à Venise et plus tard à l'Académie de Santa Cecilia à Rome. Ses œuvres solos avec piano comprennent deux Divertimentos, un Solo de Concert (dédié au clarinettiste français Charles Turban) et la Mazurka Caprice. Il a également produit une Romanza sur des thèmes de Faust de Gounod et un nombre important de duos non accompagnés.

     
 

Maganani a également écrit le traité final de clarinette italienne du XIXe siècle, une méthode en trois volets publié par Evette et Schaeffer en 1900. Destiné à la clarinette système Boehm, cette méthode indique l'acceptation croissante de la clarinette française dans la péninsule italienne. Republié en 1949, le texte a été traduit en français, anglais et espagnol, indiquant une large acceptation de la propagation des idées pédagogiques de Magnani.

 
 

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02/01/2012

Tausch

 

 

 

Deux biographies pas tout à fait identiques.

Biographie universelle des musiciens par F.J. Fetis - 1867

 
 

Tausch (François), clarinettiste distingué, naquit à Heidelberg, le 26 décembre 1762. Son père, Jacques Tausch, alors simple musicien à l’église de Heidelberg, entra deux ans après dans la chapelle électorale, à Manheim. Il fut le seul maître de son fils pour la musique et les instruments. Dès l’age de  quatre ans, le jeune Tausch apprit à jouer du violon ; à huit, il se fit entendre en présence de l’électeur, dans un solo de clarinette, et dès ce moment il fut admis dans la chapelle. En 1777, il suivit la cour à Munich. Trois ans plus tard il accompagna Winter à Vienne, et pendant un séjour de six mois dans cette capitale, il perfectionna son talent ; puis retourna à Munich. Il y resta jusqu’en 1789, et ne quitta le service de l’électeur de Bavière que pour accepter les propositions du roi de Prusse, qui voulait le fixer à Berlin. En 1796, il fit un voyage à Hambourg, et y obtint un succès d’enthousiasme. De retour à Berlin, il y établit une société de musique qu’il dirigea pendant plusieurs années. Cet artiste estimable vivait encore en 1826, mais je n’ai pas de renseignements sur sa personne depuis cette époque. Dans les derniers temps, son embonpoint était devenu excessif. Tausch fut par son talent d’exécution le rival de Beer et Stadler, ses contemporains ; il y avait même plus de charme, de moelleux dans son jeu que dans celui de ces deux artistes. On a de sa composition :

    • Concerto pour clarinette principale N°1 ; Berlin, Hummel

    • Concerto pour clarinette principale N°2 (en mi b) ; Offenbach, André

    • Andante et polonaise ; Leipsick, Peters

    • Symphonies concertantes pour deux clarinettes, op. 26 et 27 ; Berlin, Schlesinger

    • Duos pour deux clarinettes ; ibid.

    • Trois duos pour clarinette et basson, op. 21 ; ibid.

 
 
    • Six quatuors pour deux cors de bassette et deux bassons, avec deux cors ad libitum, op. 5 ; Berlin, Dunker.

    • Six marches pour la garde prussienne, à 10 parties ; Berlin, Schlesinger

    • Cinq marches et un choral pour la garde russe ; ibid.

 

Extrait des notes rédigées par Michael Freyhan

 
 

Franz Wilhelm Tausch (Heidelberg, 1762 – Berlin, 1817) fut l’un des premiers grands virtuoses de la clarinette. Dès l’âge de six ans, il eut son père Jacob comme professeur et, deux ans plus tard, il devint le plus jeune membre de l’orchestre de Mannheim, jouant du violon et de la clarinette. À seulement treize ans, il rejoignit son père et devint membre à plein temps de l’orchestre. Mozart aurait certainement entendu les Tausch père et fils jouer dans l’orchestre quand il visita Mannheim en 1777, mais ils avaient suivi la cour à Munich lorsque Mozart eut sa célèbre réplique: «Oh, si seulement nous avions des clarinettes! – vous n’imaginez pas quel merveilleux effet peut rendre une symphonie avec des flûtes, des hautbois et des clarinettes» (lettre à son père du 3 décembre 1778).

De Munich, Franz commença à développer sa carrière solo, trouvant par la même occasion des opportunités de voyager. En 1789, il accepta l’emploi de musicien de chambre auprès de la reine douairière de Prusse et s’installa à Berlin. Plus tard, il joua aussi dans l’orchestre du roi Frédéric-Guillaume II. À la mort de celui-ci en 1797, son successeur, Frédéric-Guillaume III, offrit à Tausch de rester travailler à Berlin où il fonda, en 1805, le Conservatoire des Instruments à Vent. Parmi les nombreux élèves distingués de Tausch, il convient de citer Crusell et Heinrich Baermann.

Une notice nécrologique parue dans le Allgemeine Musikalische Zeitung du 19 mars 1817 résume ainsi les qualités de Tausch: «Il hérita (de son père) une rare perfection et séduisit le public par son exécution attrayante, raffinée, à la sonorité légère.» Le carnet ajoute: «Il écrivit aussi plusieurs concertos et quatuors dont seuls quelques concertos sont publiés.»

 
 

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28/12/2011

Anton Stadler

 

 

 

Anton Paul Stadler naît à Bruck an der Leitha en 1753, trois ans avant Wolfgang Amadeus Mozart. Il mourra comme lui à Vienne, mais vingt et un ans plus tard; en 1812. Ses parents s'installent à Vienne en 1755 et lui donnent cette même année un frère, Johann. Tous deux vont s'adonner à la clarinette et au cor de basset. Ils apparaissent dès 1773 aux concerts de la Tonkünslersocietät de cette ville. On ignore la date de leur première rencontre avec Mozart, mais l'on sait qu'Anton joue dans la grande Sérénade K.361 pour vents donnée à Vienne le 23 mars 1784.

 
     
 

 

Johann Friedrich Shink, ébloui par la prestation du clarinettiste, écrit: "Sois remercié brave virtuose! Ce que tu fais sur ton instrument, jamais je ne l'ai entendu. Jamais je n'aurais pensé qu'une clarinette puisse imiter ainsi la voix humaine! Ton instrument possède une sonorité si douce, si tendre qu'aucune personne ayant un coeur ne peut y résister."

 

 

 

Anton Stadler affectionnait particulièrement le registre grave de la clarinette qu’il perfectionna avec le facteur viennois Theodor Lotz (1748-1792) en augmentant progressivement la tessiture d’une tierce chromatique vers le grave (cor de basset). Le modèle typiquement viennois mis au point par Lotz consiste en un instrument en deux parties droites (ce qui est une innovation) reliées entre elles par un coude en ivoire. La « boîte » dans laquelle la perce se déroule en S est plate.

 
 

Stadler fut un clarinettiste virtuose, dédicataire des plus grandes oeuvres mozartiennes, compositeur lui-même - comme l'étaient fréquemment les instrumentistes professionnels de l'époque -, même si son indéniable talent ne peut se mesurer à l'aune du génie de l'ami Wolfgang.

 

 

11:03 Écrit par clari38 dans Biographie, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vidéo, stadler, cor de basset |  Facebook |