28/12/2011

Anton Stadler

 

 

 

Anton Paul Stadler naît à Bruck an der Leitha en 1753, trois ans avant Wolfgang Amadeus Mozart. Il mourra comme lui à Vienne, mais vingt et un ans plus tard; en 1812. Ses parents s'installent à Vienne en 1755 et lui donnent cette même année un frère, Johann. Tous deux vont s'adonner à la clarinette et au cor de basset. Ils apparaissent dès 1773 aux concerts de la Tonkünslersocietät de cette ville. On ignore la date de leur première rencontre avec Mozart, mais l'on sait qu'Anton joue dans la grande Sérénade K.361 pour vents donnée à Vienne le 23 mars 1784.

 
     
 

 

Johann Friedrich Shink, ébloui par la prestation du clarinettiste, écrit: "Sois remercié brave virtuose! Ce que tu fais sur ton instrument, jamais je ne l'ai entendu. Jamais je n'aurais pensé qu'une clarinette puisse imiter ainsi la voix humaine! Ton instrument possède une sonorité si douce, si tendre qu'aucune personne ayant un coeur ne peut y résister."

 

 

 

Anton Stadler affectionnait particulièrement le registre grave de la clarinette qu’il perfectionna avec le facteur viennois Theodor Lotz (1748-1792) en augmentant progressivement la tessiture d’une tierce chromatique vers le grave (cor de basset). Le modèle typiquement viennois mis au point par Lotz consiste en un instrument en deux parties droites (ce qui est une innovation) reliées entre elles par un coude en ivoire. La « boîte » dans laquelle la perce se déroule en S est plate.

 
 

Stadler fut un clarinettiste virtuose, dédicataire des plus grandes oeuvres mozartiennes, compositeur lui-même - comme l'étaient fréquemment les instrumentistes professionnels de l'époque -, même si son indéniable talent ne peut se mesurer à l'aune du génie de l'ami Wolfgang.

 

 

11:03 Écrit par clari38 dans Biographie, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vidéo, stadler, cor de basset |  Facebook |

19/12/2011

Curiosités (3)

 

Extraits du catalogue ULLMANN de 1907 

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08:49 Écrit par clari38 dans Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ligature, bec, curiosité |  Facebook |

13/12/2011

Evolution de la clarinette "13 clés"

 

 

Corps du bas

Ivan MULLER (1786-1858) crée en 1812 un instrument à treize clés : la clarinette "Système MULLER". 

 
  Dans sa méthode qui date de 1825 environ, le novateur déclare que "jusqu'ici, la clarinette était le plus imparfait de tous les instruments à vent".  
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  Cette clarinette fait preuve d'une justesse inconnue auparavant, elle permet d'accéder plus facilement au suraigu et de passer sans grandes difficultés d'un registre à l'autre. MULLER crée aussi le mode de fixation de l'anche avec un anneau (que nous appelons ligature).  
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  En 1823, César JANSSENS présente une clarinette dont les clés actionnées par les auriculaires sont munies à leur extrémité de rouleaux mobiles pour aider les doigts à glisser d'une clé à l'autre.  
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En 1842, Adolphe SAX crée un instrument qui peut être considéré comme le précurseur de la clarinette allemande. Il conserve le système de doigtés de Müller mais ajoute deux anneaux  très importants au corps du bas qui rectifient la justesse et la sonorité de la douzième si bécarre/fa dièse.  
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Dès lors et jusqu'à ce jour, un grand nombre d'inventeurs ont pourvu la clarinette Müller de certains avantages du système Klosé, et en tout cas d'un avantage que ne possède pas la clarinette française, le trille si bécarre - do dièse juste au-dessus du changement de registre, réalisable grâce à ce qu'on appelle le "do dièse breveté", attribué au Bruxellois Mahillon. Cette innovation permet de passer de si à do dièse avec un legato régulier en levant seulement le petit doigt de la main droite, prouesse qu'envient encore les instrumentistes qui utilisent le système Klosé (ou Boehm).

 

 

11:15 Écrit par clari38 dans Histoire, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 13 clés |  Facebook |

29/11/2011

Le barillet

 

 

Le barillet (ou baril) est situé en haut du corps et permet d'accorder la clarinette. En le tirant, on abaisse le diapason et en l'enfonçant on le fait monter. Il est une pièce importante de l'architecture de l'instrument de par ses fonctions sur la justesse et le timbre.

Il n'est pas interchangeable entre les marques ou entre les différents modèles d'une même marque. Un baril de section plus grande que celle de la perce fera baisser le chalumeau et monter certaines notes du clairon. Inversement, un baril de section plus petite que celle de la perce fera surtout monter le chalumeau et baisser certaines notes du clairon. Ce sont les trous les plus près du baril qui sont progressivement les plus affectés. La note du diapason (SI bécarre médium) bouge très peu car son ventre de vitesse est placé dans le corps du haut et non dans le baril.
Pendant longtemps, les clarinettes furent fabriquées sans baril. Le gros inconvénient de celui-ci est de former une réserve d'eau dans le joint avec le corps du haut. Cette humidité est à l'origine de presque toutes les fentes et il est indispensable, surtout avec instrument neuf ou resté quelques temps sans jouer, de démonter constamment le baril pour assécher l'emboitement.

 
   technologie,  
 

Lorsque l'on doit s'accorder, il est préférable de tirer le baril et non le bec, l'instrument est plus homogène quoique les trous les plus hauts de la main gauche restent les plus affectés, donc l'instrument est quand même toujours gravement déséquilibré, le chalumeau étant plus touché que le clairon.

En toute rigueur, la clarinette (comme les autres instruments à trous latéraux: flûte, hautbois, saxophone, basson) ne s'accorde pas, elle doit être jouée dans le diapason où on l'a construite. Dans un autre diapason, l'écartement des trous est différent.

 

 

10:49 Écrit par clari38 dans Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : technologie |  Facebook |