02/03/2014

Les clarinettes de Jacques François Simiot.

 

   
 

 

Né le 18 avril 1769 à Dole, Jura, France - Décédé en 1844 à l'age de 75 ans

 

A Lyon, l'industrie de la clarinette est dominée par Jacques-François Simiot qui exerce de 1800 à 1835 environ et participe à l'exposition nationale de 1823. Il fut connu pour ses créations et innovations autour de la clarinette en particulier. Il avait perfectionné la clarinette ordinaire et inventé la clarinette alto et acquit une renommée quasi européenne.

 

 

La clarinette occupa les facteurs, et nombreuses sont les tentatives de perfectionnement à enregistrer. Depuis 1791, année où le clarinettiste X. Lefèvre la dota d’une 5eme clef, jusqu’en 1808, il n’y fut fait aucune amélioration importante. En cette année, Jacques-François Simiot de Lyon, fit connaître le résultat de ses recherches consistant dans l’addition de deux nouvelles clés et dans diverses modifications aussi simples qu’utiles.

La 6eme clé ajoutée par Simiot (petit doigt de la main droite), avait pour but de baisser le si b et de hausser le si naturel du chalumeau (au dessous de la portée) et de faciliter l’émission du mi b de la 4eme octave, tout en servant à triller le si b et si du chalumeau et les mi et fa de la 3e octave.

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La 7e clé (médium gauche) n’avait pour effet que les trilles du la avec si et du si b avec ut (2e octave).

Un double trou, sous l’annulaire gauche, remplace avantageusement la clé d’ut # avec ré (1er octave) et sol # avec la (3e octave).Capture01.jpg

Parmi les inconvénients inhérents à la construction de la clarinette, l’écoulement de la salive par le trou du pouce gauche est des plus désagréables ; Simiot tenta d’y remédier par l’adjonction d’un tuyau saillant à l’intérieur.

De même la clé de si b ou de clairon se trouvait facilement obstruée par la salive, à cause de la petitesse du trou. Notre ingénieux facteur y remédia par un mécanisme qui, en conservant au pouce la branche ou spatule actionnant cette clé, la faisait ouvrir en dessus du corps de l’instrument, tandis qu’elle ne s’ouvrait ordinairement qu’en dessous.

Ce système qu’un facteur belge nommé Albert a cru inventer longtemps après, donnait un si b plus sonore et une grande pureté à toute l’octave du clairon, en rendant impossible l’obturation accidentelle du tuyau d’âme.

A la même époque Simiot construisait des clarinettes en ut avec corps de si b portant 10 coulisses et dont le corps des grandes clés se graduait dans tous les tons par une charnière mécanique. (Tableau explicatif des innovations et changements faits à la clarinette, par Simiot, facteur à Lyon ; in-f, enregistré à la bibliothèque impériale, 1808)

En 1823, il exposa une clarinette en ut à laquelle il avait donné les qualités qui n’avaient appartenu jusqu’alors qu’à celle en si et une autre dite à mécanique, sans âme.

Enfin ce facteur inventif soumit à l’Académie des Beaux-Arts en 1828 un modèle muni de 19 clés. Le musée Kraus possède une clarinette à 6 clés de Simiot et M. Millereau a de lui une clarinette basse en Fa.
Simiot exerça jusque vers 1835, mais n’exposa qu’une seule fois, en 1823, et reçut une médaille d’argent.

 

(Constant Pierre, 1893, les facteurs d'instruments de musique)

   
 

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   Revue musicale 1828 tome II 
     

15:36 Écrit par clari38 dans Histoire, Technique, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : simiot |  Facebook |

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