16/11/2012

Alexandre Stellio

 

   
 

dyn010_original_199_283_pjpeg_2673953_5b5a6d6eb5c8fa538cd975c9bedc6a04.jpgLa biguine voit le jour aux Antilles après l'abolition de l'esclavage en 1848. Elle remplace peu à peu les danses traditionnelles, seules danses autorisées pour les esclaves. Dans les années 20, des orchestres formés de clarinettes, de tambours, de banjos, puis d'une batterie accompagnent les danseurs et font le succès de cette danse très festive.

 

C'est le grand Alexandre Stellio qui fait connaître la biguine à la Métropole dans les années 30.

De son vrai nom Alexandre Fructueux, il naît le 16 Avril 1885 à l'Anse Dufour, quartier de la commune des Anses d'Arlet. Vivant modestement de la pêche, sa famille décide de s'installer à Saint-Pierre, capitale économique et culturelle de l'île.

En 1898, à l'âge de 13 ans, il s'embarque avec sa famille pour la Guyane.

Le jeune Alexandre s'adapte très rapidement, développe ses talents de virtuose de la flûte et apprend rapidement à jouer de la clarinette.

Il devient très vite une vedette dans les dancings les plus cotés de l'époque.

C'est ainsi qu'il joue de la clarinette au "Petit Balcon" de Cayenne et contribue à l'expansion de ce dancing.

Il est aussi sollicité par le propriétaire d'une salle de cinéma de Cayenne, Monsieur Didier dont Eugène Zéphir était l'associé, pour y interpréter des morceaux lors de la projection des films muets.

En 1919, à son retour à la Martinique il est engagé comme clarinettiste pour accompagner les films de cinéma Gaumont tout en exerçant son métier de clarinettiste.

En 1922, il compose sa première biguine " Quand même " et rejoint l'orchestre de Léon Apanon au fameux dancing " Le Sélect Tango ".

Le 27 avril 1929, il s'embarque pour la France en compagnie de ses musiciens parmi lesquels Ernest Léardée et Archange Saint-Hilaire pour l'ouverture du célèbre cabaret " La Boule Blanche ".dyn010_original_292_440_pjpeg_2673953_00225494795624ad4bede63a066a2e08.jpg

En 1931, avec une nouvelle formation, lors de l'Exposition Coloniale et Internationale de Paris, il fait découvrir la biguine qui connaîtra un succès durable.

1935 : Stellio se produit avec son orchestre à l'Opéra de Paris à l'occasion des fêtes du tricentenaire du rattachement des Antilles et de la Guyane à la France.

De 1929 à 1939, il enregistre plus d'une centaine de compositions (biguines, valses, mazurkas, etc.…) sur des disques de 78 tours qui connaîtront un très grand succès. Parmi ses compositions les plus célèbres on peut citer "Serpentmaigre", "Pleurez, pleurez, Chabin ", "Paris biguine", "A l'ombre des palmiers ", etc.…

Le 27 juillet 1939, terrassé par une crise cardiaque alors qu'il jouait dans un cabaret parisien, il meurt à l'hôpital de l'Hôtel Dieu. Influencé par le jazz et les rythmes latino-américains de son époque, il est considéré comme un des maîtres incontestés de la biguine et comme celui qui a fait ressurgir des airs oubliés de Saint-Pierre.

Auteur de nombreuses mazurkas célèbres qui sont toujours reprises et jouées de nos jours.  

 


 

 

 

 

09:48 Écrit par clari38 | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Je suis très heureux à découvrir ce site . je dois à vous remercier pour votre pour ceux time pour cette merveilleuse particulièrement fantastique lire!
J'ai vraiment apprécié partie et i ont également vous livre marquée à consulter nouveau stuff sur votre Site.

Écrit par : Antony | 08/07/2013

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Bonjour,
Stellio était vraiment le Sidney Bechet Antillais !
Je trouve curieuse et intéressante du point de vue graphique la gravure sur la Boule Blanche.
Est-il possible de savoir quelle est son origine et de pouvoir l'afficher avec une meilleure définition ?
Merci.

Écrit par : Jean-Pierre | 29/11/2013

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Cette image a pour but d'illustrer le fait que Stellio a joué dans ce cabaret dès son arrivée à Paris en 1929.
Je n'ai donc pas vraiment de renseignements à son sujet, mais je pense qu'il s'agit d'une publicité dont les personnages et instruments rappellent le style de musique jouée à la boule blanche.
A remarquer : Danton 71-24 >>> indicatif téléphonique !
Quand à la qualité de l'image, désolé, c'est tout ce que j'ai trouvé.

Écrit par : clari38 | 30/11/2013

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