13/11/2012

Joseph BEER

 

   
 

 

biographie-thumb.2.jpg Remarque : la note suivante est extraite d'une biographie qui date de 1835.

 Le style et les considérations sont d'une autre époque.

 

BEER Joseph naquit le 18 mai 1744 à Grünwald en Bohème. Les premières leçons de musique lui furent données par un maître d'école de Mœldau, nommé Kleppel. A l'âge de 14 ans, il s'engagea dans les troupes de l'empereur, mais bientôt il quitta ce service pour entrer à celui de la France, et fit quelques campagnes comme trompette pendant la guerre de sept ans. Le hasard l’ayant conduit à Paris, il y entra dans la musique du duc d'Orléans, Ce fut à cette époque qu'il commença à  se livrer à l'étude de la clarinette; en peu de temps il devint sur cet instrument le plus habile artiste qu’il y eu  en France. Son talent le fit choisir pour chef de la musique des gardes du corps, et pendant vingt ans il en remplit les fonctions. En 1788, il quitta le service, et, après avoir visité la Hollande et l'Italie, il se rendit en Russie où son talent extraordinaire excita l'admiration. De retour à Prague en 1791, il y donna un concert le 28 mars de cette année, et y obtint les plus brillants succès. Il partit ensuite pour la Hongrie, revint à Prague en 1792, pour le couronnement de l'empereur François Il, et y excita l'enthousiasme dans les concerts qu'il donna à cette occasion. Appelé à Berlin peu de temps après, en qualité de maitre des concerts du roi de Prusse, il y resta jusqu‘en 1808, où il voulut revoir la capitale  de la Bohême. L'année d’après, il retourna à Berlin. Il est mort  à Postdam en 1811.

 

Parvenu au plus haut degré du talent, Beer n'a commencé à se faire connaître qu'à un âge où les artistes jouissent habituellement de toute leur renommée; mais la sienne ne tarda point alors à se répandre dans toute l'Europe.

Il n'avait point eu de modèle, car avant lui l'art de jouer de la clarinette était en quelque sorte dans son enfance, et l'on peut dire que ce fut lui qui créa cet instrument, dont il sut corriger les imperfections à force d'habileté.

 

1816868290.JPG3967140597.3.jpgCe fut lui qui ajouta la cinquième clé (Fa# grave et sa douzième Do#), car la clarinette n'en avait auparavant que quatre. Ayant reçu des leçons de clarinette à Paris, il eut d'abord le son qu'on peut appeler français, dont la qualité est puissante et volumineuse, mais auquel on peut reprocher de la dureté. Il communiqua ce son à son élève Michel Yost, connu particulièrement sous le nom de Michel, et considéré comme le chef de l'école française des c1arinettistes. C'est ce même son qui, propagé par Xavier Lefebvre, élève de Michel, dont le conservatoire de Paris a prévalu parmi les artistes français. Beer, passant en Belgique pour se rendre en Hollande, eut l’occasion d'entendre à Bruxelles Schwartz, maître de musique du régiment de Kaunitz ; c'était la première fois que la douceur du son allemand frappait son oreille Il en fut charmé, et la résolution fut prise à l’instant de travailler à la réforme de son talent, sous ce rapport. En moins de six mois d'études il parvint à joindre à son admirable netteté dans l'exécution des difficultés, et à son beau style dans le phrasé d'expression, la moelleuse qualité de son qui n'est pas un de ses moindres titres de gloire, et qu’il a transmis à son élève M. Baermann. Beer jouissait du rare avantage de régler sa respiration avec tant de facilité, qu’aucune marque extérieure de fatigue ne paraissait sur sa figure pendant qu'il exécutait, soit par l'enflure des joues, soit par la rougeur du teint. Enfin, tant de qualités composaient l’ensemble de son talent, qu'il est permis d'affirmer qu'il fut en son genre un des artistes les plus remarquables qu'ait produits l'Allemagne. On connaît peu de morceaux de sa composition ; Breitkopf et Haertel n'ont publié de lui qu’un concerto pour la clarinette en si : on  trouve chez Naderman à Paris, six duos pour deux clarinettes qui portent son nom; un air avec sept variations écrites par lui est aussi dans les mains de quelques artistes en Allemagne.

 

 Adagio Cantabile
 

 

     

15:08 Écrit par clari38 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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