24/01/2012

DeFranco

 

   
  BuddyDeFranco.jpgDeFRANCO Buddy Boniface Ferdinand Leonardo. Clarinettiste, arrangeur et chef d'orchestre américain (Camden, New Jersey, 17-2-1923). Son père joue du piano. A la Mastbaum School, il étudie  la clarinette, la flûte et le hautbois, ainsi que la composition et l'orchestration - tout en jouant ici et là. Il remporte un concours pour amateurs patronné par Tommy Dorsey et, à sa sortie de l'école, joue dans l'orchestre de Johnny Scat Davis (1939-41). Il passe chez Gene Krupa (1941-42), Ted Fio Rito (1942-43), Charlie Barnet (1943-44) et retrouve Tommy Dorsey (1944-46). Là, il rencontre Dodo Marmarosa, qu'il suit chez Boyd Raeburn, où se fait une musique plus moderne. Il y reste un an, retourne chez Dorsey (1947-48), forme un petit groupe, avec Kenny Drew et Art Taylor puis Art Blakey, avec lequel il tourne pendant deux ans, avant d'entrer (1950) dans le sextette de Count Basie.
  Quand, en 1951, le Count dissout son groupe, il monte son propre bigband, habile à jouer avec mordant et moelleux les succès du moment. Suivent divers grands orchestres - pour lesquels Jimmy Giuffre compose - et des enregistrements avec Dizzy Gillespie, Harry Edison, Oscar Peterson, Jimmy Rowles, Herbie Mann, Barney Kessel, Art Tatum et les Jazz Messengers. Il joue en Europe puis s'installe en Californie (1955). Il participe à la musique du film « Wild Party» (1956), enregistre avec l'orchestre de Nelson Riddie « Cross Country Suite » et à partir de 1958, participe à divers festivals d'écoles de musique, comme enseignant et arrangeur. En 1959, il forme un quintette avec l'accordéoniste Tommy Gumina.

Tournées, festivals,.. Il adopte un second instrument : la clarinette basse. En 1966, il prend la direction du Glenn Miller Orchestra - spécialisé dans le répertoire du légendaire tromboniste. Depuis 1974, il se consacre à nouveau à la petite formation - avec TaI Farlow, Victor Feldman, Roland Hanna et Terry Gibbs -, donne des cours dans des universités et participe à de nombreux festivals : Nice l'accueille en 1981. Il a écrit un livre sur l'improvisation dans le jazz et participé à divers programmes de télévision (« Ocean II », « Route 66 »). On peut l'entendre avec plusieurs Metronome All Stars: il fut pendant dix-neuf ans, à partir de 1947, classé en tête des clarinettistes dans tous les référendums des revues de jazz.

 
 

Le premier et pendant longtemps le seul clarinettiste à jouer bebop - à sa façon.defranco.jpg En transposant à la clarinette, avec autant de fluidité que de beauté dans le traitement du son, l'esprit de la musique de Charlie Parker, il lui donna, sans lui retirer ni force ni invention, un poli et une grâce des plus communicatives (c'était hélas au temps de la désaffection du public pour la clarinette: Benny Goodman en avait trop fait). Bien plus charmeuse, donc, que fonceuse, sa musique, d'une grande mobilité, sollicitant tous les registres, reste d'une belle modernité. Et s'il faut caractériser sa manière, ce sera donc par le naturel et la justesse  rien de forcé dans son jeu, une aisance, une décontraction, un brin de distance ironique que permet' seule une' virtuosité maîtrisée. Le plaisir de jouer pour jouer, derrière, devant, dessous, de l'intérieur, qui fait du soliste - chose rare dans le jazz -un musicien parmi les autres, aux interventions parfaitement fondues dans l'ensemble.

 
 

A la clarinette basse, sa parfaite technique lui permet les plus périlleux envols comme les plus sinueux développements mélodiques. C'est aussi un grand chef d'orchestre, capable d'organiser des ensembles de saxophones diaphanes et veloutés d'une exceptionnelle qualité. A.F. Dictionnaire du Jazz

 
 

 

 
     

17:13 Écrit par clari38 dans Biographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biographie, jazz, vidéo |  Facebook |

23/01/2012

Johnny Dodds

 

 

 
  Dodds.jpgJohn M. Dodds est né à Waverley, en Louisiane, le 16 février 1892. A son adolescence, Johnny commence à prendre des leçons de clarinette et, ayant déménagé en 1909 à la Nouvelle-Orléans, il rejoint l'orchestre de Kid Ory vers 1912. Il se marie en 1915.

En 1916 il joue avec King Oliver et avec Papa Celestin en 1918. Pendant ces années il se perfectionne chez Lorenzo Tio fils.En 1920, King Oliver le fait venir à Chicago pour remplacer Jimmie Noone.

En 1924, il rejoint le groupe de Freddie Keppard au "Bert Kelly's Stables" à Chicago. Il dirige le groupe lorsque Keppard quitte l’orchestre.

De 1925 à 1927, à Chicago, Johnny Dodds participe aux célèbres enregistrements Hot Five et Hot Seven de Louis Armstrong et Red Hot Peppers de Jelly Roll Morton.

Pendant les années 20, il a enregistré de nombreux disques sous son propre nom.

La crise de 1929 met un terme à la grande notoriété de Johnny DODDS. Comme beaucoup de musiciens de cette époque, il trime pour gagner sa vie. Chauffeur de taxi le jour, il joue en petite formation la nuit.

Il se rend à New York pour un enregistrement en 1938.

L'année suivante, il est victime d'une crise cardiaque dont il ne se remettra jamais. Il rejoue avec le quartet de son frère mais sa santé se détériore.

 

Il meurt le 8 août 1940 à Chicago.

 

Remarquable joueur de blues, Johnny Dodds est aussi un admirable clarinettiste d'improvisation collective. Il sait, magistralement, tracer un contrepoint aux parties de trompette et de trombone. Il utilise une clarinette Selmer improved "système Albert" , avec une anche très forte qui lui donne un son riche et puissant aux dépens de la vélocité. Son jeu âpre, violent, son vibrato serré, "méchant" en quelque sorte, contraste pourtant avec celui d'un Jimmie Noone ou d'un Sidney Bechet qui partagèrent avec lui la première place parmi les clarinettistes néo-orléanais. Mezz Mezzrow, Buster Bailey comptent parmi ses disciples, dont le plus brillant est incontestablement le Français Claude Luter.

 
     
 

 

 

 

23:24 Écrit par clari38 dans Biographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jazz, vidéo |  Facebook |

Clarinette basse - Pas de panique !

 

 

 
 

Dans l'introduction de son "Petit précis de clarinette basse", Michel Pellegrino nous met en garde sur le fait qu'il ne suffit pas de jouer de la clarinette soprano ou du saxophone pour maitriser d'emblée la clarinette basse

"La clarinette basse, très utilisée dans la musique d'aujourd'hui, est un instrument fort délicat à maîtriser. Son approche n'est pas toujours évidente, même si l'on joue déjà d'un autre instrument «proche», comme la clarinette soprano ou le saxophone. Souvent les musiciens jouant du sax ténor, pour des raisons de tessiture et de tonalité, sont attirés par la clarinette basse.

Venant de ces instruments, on pense souvent que l'adaptation se fera d'elle-même, et que l'aisance viendra en jouant. Or, la clarinette basse n'est pas un « dérivé». C'est un instrument à part entière, qui a beaucoup d'exigences, notamment en ce qui concerne l'embouchure et la colonne d'air, fort différentes de la clarinette soprano ou du saxophone.

Les débuts sur l'instrument sont souvent ingrats et la sensation de maîtrise complète de la clarinette basse n'intervient que plusieurs mois après les premières notes. Il faut donc travailler quelques points précis dès le début avec attention, et surtout de façon très régulière, car seul un contact très fréquent avec l'instrument sera à même de vous donner l'aisance et la décontraction."

Patience donc aux débutants. Ce n'est généralement pas l'instrument qui est en cause.

 

 

 

09:56 Écrit par clari38 dans Technique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : clarinette basse |  Facebook |

22/01/2012

Henri Rabaud

 

 

 

 

Henri_Rabaud_1919.jpgRabaud Henri Benjamin (Paris 1873-1949) compositeur et chef d'orchestre francais. Grand Prix de Rome en 1894, il dirigea les orchestres de l'Opéra de Paris (1908-1918) et de Boston (1918-1919). En tant que compositeur il se distingua par l'élégance de son écriture, inspirée des modèles classiques, et par son goût raffiné pour le timbre. Parmi ses œuvres, il faut rappeler : 6 opéras, dont la Fille de Roland (1904), Mârouf, savetier du Caire (celui qui eut le plus de succès, 1914), l'Appel de la mer (1924) et Rolande et le mauvais garçon (1934); 2 symphonies et le poème symphonique la Procession nocturne (1899) ; Psaume IV pour soli, chœur et orchestre (1901) ; Prélude et Toccata pour piano et orchestre (1945)

 Sa musique de chambre comprend plusieurs œuvres pour violoncelle et piano, ainsi qu'un solo de concours pour clarinette et piano - un morceau virtuose écrit en 1901.

 
 
   

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11:03 Écrit par clari38 dans Biographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : partition, biographie, vidéo |  Facebook |